Le 'problème anglophone' au Cameroun dans les années 1990
Title | Le 'problème anglophone' au Cameroun dans les années 1990 |
Publication Type | Journal Article |
Year of Publication | 1996 |
Authors | P.J.J. Konings |
Secondary Title | Politique africaine |
Issue | 62 |
Pagination | 25 - 34 |
Date Published | 1996/// |
Publication Language | eng |
Keywords | Cameroon |
Abstract | A la suite de la libéralisation politique au Cameroun au début des années 1990, une partie de l'élite anglophone a commencé à s'organiser en de nombreuses associations et groupes de pression pour protester contre la prétendue position subordonnée de la minorité anglophone dans un État unitaire dominé par les francophones. Outre le SDF (Social Democratic Front) de John Fru Ndi, créé en 1990, qui s'est de plus en plus présenté comme un parti 'national' plutôt qu''anglophone', il s'agit des groupes majoritaires du CAM (Cameroon Anglophone Movement) et du AAC (All Anglophone Congress) qui ont appelé à un retour de l'État fédéral ainsi que de groupes plus radicaux comme le FWCM (Free West Cameroon Movement) et le Ambazonia Movement de Fon Gorji Dinka, qui prônent la sécession. Le refus persistant du gouvernement de Paul Biya de reconnaître l'existence d'un 'problème anglophone' et sa détermination à défendre l'État unitaire par tous les moyens possibles, y compris la répression, a amené l'Anglophone Standing Committee' créé par l'AAC, devenu le SCPC (Southern Cameroun's Peoples Conference), à adopter également une position sécessionniste. Réf., rés. en français (p. 161-162) et en anglais (p. 162) |
IR handle/ Full text URL | http://hdl.handle.net/1887/3499 |
Citation Key | 619 |