CRG Conflict continuities double seminar

The Collaborative Research Group ‘Conflict Continuities’ brings together scholars interested in the continuities of conflict and violence over time, space and networks. As a Research Group initiated and hosted by the African Studies Centre Leiden, we also welcome researchers based in Africa to collaborate with us and share their work within and beyond our network.  
On Tuesday 27 October, we therefore welcome you to a double seminar with two collaborating scholars from West Africa: namely ASCL visiting fellow and literature scholar Dr. Edwin Asa Adjei from the Institute of African Studies, University of Ghana, and Leiden University PhD candidate and conflict researcher Modibo Galy Cissé, also working with V4T-Academy in Mali. 
 
This double seminar is given by Edwin Asa Adjei and Modibo Galy Cissé  and organised by the Collaborative Research Group Conflict Continuities.
 
Please note that the first presentation will be in English, the second in French (with a short break in between). Welcome to come to one or stay for both presentations.
 
This event will take place in person in Leiden. For registrants who cannot travel to Leiden, a link to an online platform will be sent before the start of the event. 
 
Programme
15:00 Word of introduction
15:10 “I am not carrying your basket”
15:55 Break
16:10 Le Mali de 2012 à nos jours 
16:55 Closing
 
1. “I am not carrying your basket”: Gendered economic violence and everyday agency in contemporary young adult fiction 
 
This research examines gendered economic violence as a central, yet unexplored theme in contemporary African young adult (YA) fiction. Gendered economic violence is often portrayed in social discourse and literary criticism as a cultural duty, necessity or maturity, rather than recognised as a form of systemic injustice. Research in African literary studies abound with enquiries into issues of violence, trauma and gendered suffering, especially in relation to colonialism, war, political repression and domestic abuse (Quayson, 2007; Nnaemeka, 2004).
 
However, not much attention has been given to normalised harms related to everyday life such as poverty, economic precarity, ad unequal social obligations, especially as they affect young people. African YA narratives often feature young protagonists navigating school disruption, informal labour, caregiving, and survival in fragile socio economic contexts. Despite their thematic seriousness, such texts have largely remained on the fringes of African literary criticism and are often dismissed as simplistic or pedagogical (Bradford, Mallan, Stephens, & McCallum, 2008; Nikolajeva, 2014). This marginalisation overlooks the genre’s potential to throw light on how young people experience, interpret, and negotiate structural violence from within their everyday lives. Built on the Akan proverb menso wo kenten (I will carry my own basket, or I am not carrying your basket), this study argues that contemporary African YA fiction offers a critical archive through which gendered economic violence can be observed as it is lived, narrated, and normalised. The research also argues that YA fiction is a lens through which youth agency emerges. 

2. Le Mali de 2012 à nos jours : de la crise du nord à une crise multidimensionnelle «perpétuelle»

C’est en juin 2012 que les hostilités avaient éclaté par l’attaque du camp des forces armées maliennes (FAMas) basées à Aguelhok1 (région de Kidal) par les irrédentistes rebelles et leurs soutiens ragaillardis par les armements acquis en Libye et une promesse d’indépendance faite à leur endroit par la France (Laurent 2013, Sambe 2012). Le président d’alors du Mali en froid avec l’Hexagone à cause du refus de son refus de collaborer pour le rapatriement des maliens sans papier écourta sa mission à l’intérieur du pays pour prendre le taureau par les cornes. Face à la violence et à la propagande distillée sur les réseaux sociaux et les médias français en tête, la grogne dont celle d’une frange de l’armée n’a pas être contenue et se solda par un putsch le 22 mars 2012 (Sangaré 2013). Une semaine après, les rebelles et leurs acolytes prirent le dessus sur l’armée dont la chaîne de commandement avait lâché à la suite du coup-d ’État mené par un Capitaine et des hommes de rang. Tour à tour, les grandes villes du nord tombèrent (le 30 mars pour Kidal ; le 31 mars pour Gao et le 1er avril pour Tombouctou)2.
 
Comme l’écrivait, un philosophe malien « la lutte unit et le pouvoir divise ». Et comme pour lui donner raison, l’union de façade entre rebelles et terroristes s’effrita et les terroristes prirent le dessus à la suite d’âpres combats de juin 2012. Forts de cette victoire bien appréciée par les populations, ils se lancèrent dans des recrutements tout azimut au sein de celles-ci par des prêches, de la propagande, de l’achat des consciences et de soutiens de la Croix-Rouge qatarie, etc. Des frustrés, des victimes d’exactions et d’abus de l’État, de la rébellion, des opportunistes et des salafistes envahirent leurs rangs. Ils poussèrent les pions vers le centre en janvier 2013 (Sangaré 2016 ; Cissé 2018). Ce qui leur valut eux aussi une déroute à la suite de l’intervention de la France sur sollicitation du gouvernement de la transition du Mali. A la suite de la France, ce fut les pays africains et le monde entier à travers la mission onusienne (2013-2023) qui sont venus au secours du pays sans pouvoir contenir la violence encore moins empêcher son extension et ses ramifications dont l’ampleur a été négligée (Thiam 2017).
 
La stigmatisation des membres des communautés engagés au sein des groupes terroristes par les éléments engagés dans la lutte anti-terroriste et leurs supplétifs miliciens a conduit à un conflit intercommunautaire sans précédent au centre du pays (Cissé 2020). L’arrivée des mercenaires du groupe Wagner en décembre 2021 et des éléments de l’armée russe à travers Africa Corps depuis le 6 juin 20253 ont exacerbé les tensions communautaires par la montée du degré de violence et d’exactions contre les civils, la profanation des cadavres et des pratiques obscènes sur les corps humains. De nos jours, c’est tout le pays qui vit au rythme des attaques et des représailles des différents acteurs armés avec des populations de plus en plus dans le qui vive ne sachant plus de quoi serait demain.
 

Edwin Asa Adjei is a Research Fellow at the Institute of African Studies, University of Ghana. He holds a PhD in African Studies from the University of Ghana. His research focuses on interrogating African literature (oral and written). Of particular interest to him is the way literature and literary performances may both embody and act upon social constructions among cultures globally and especially in Africa. 
 

 

 

 

Candidat au PhD à Leiden University aux Pays-Bas, Modibo Galy CISSÉ, mène des recherches sur la situation sécuritaire au Mali/Sahel précisément sur les causes et les conséquences de la révolte sociale d’inspiration religieuse des pasteurs nomades peuls. Homme de terrain, il a parcouru 41/49 cercles du Mali dans le cadre de la recherche fondamentale et de la consultance pour des universités et instituts de recherche occidentaux. Responsable de recherche (février 2020-septembre 2023) et Coordinateur national (octobre 2023-juin 2026) de V4T-Académie, une organisation néerlandaise présente dans 20 cercles et 96 communes à travers le Mali qui allie Recherche – Art et Médias digitaux. Il est auteur et co-auteur de plusieurs rapports de terrain et d’articles scientifiques sur la base de ses propres recherches.

 

 

Date, time and location

27 October 2026
15:00-17:00
Herta Mohr Building / Faculty of Humanities, Witte Singel 27a, 2311 BG Leiden
Room 0.31